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Notre ami Pigeon des Coaster 's Brothers, nous raconte son expérience incroyable à Ferrari World ABU DHABI :

1st Formula Rossa

Méteren à Hazebrouck : 14km, 15 minutes en voiture ;

Hazebrouck à Charles de Gaulle : 225 km, 1h30min en train ;

Charles de Gaulle à Dubaï : 5500 km, 7 heures en avion ;

Dubaï à Ferrari World : 125 km, 1h30min en voiture ;

Ferrari World à Formula Rossa : 100m, 1h30 de queue.

Tira Vs Formula Rossa

Enfin, j’y suis.

Après plus de 5 800 kms et plus de 12 heures de trajet : la croisée des chemins.

Je me tiens à la rambarde de sécurité ; à ma gauche 2 personnes eurasiennes, à ma droite, 2 personnes qui ont tout de deux indiens.

Derrière moi, mon ami, qui met délicatement sa main sur mon épaule droite, et qui me dit, presque en chuchotant… On y est Romain, on ne peut plus reculer… Je me retourne afin de voir son visage. Son sourire lui arrivait jusqu’aux oreilles, néanmoins dans ses yeux je lis un sentiment peu commun…

Je comprends cette expression sur le champ, la ressentant moi-même.

Ce qui n’était qu’une petite appréhension durant toute l’attente, notamment au regard du démarrage de la machine, est à présent un tonnerre dans ma poitrine, ainsi que dans ma boite crânienne.

Je réalise que ce que nous nous apprêtons à faire est unique au monde ; je me rappelle très bien les sensations des autres machines, ses petites sœurs en quelque sorte, et je ne peux que m’imaginer ce que cela va être.

Je suis impatient, excité, apeuré, fier, reconnaissant. Tout cela mêlé.

Ma rêverie est coupée nette par une intendante qui me tends 2 paires de lunettes de sécurité…ah oui c’est vrai…on vous fournit des lunettes de sécurité…cela en dit long sur la célérité de la Bête…

Et c’est alors qu’Elle arrive…elle avance d’un pas lent et précis, et s’arrête juste devant moi…je peux presque l’atteindre, bolide rouge vif, estampillé d’écussons jaunes avec en leurs centres un cheval noir.

Soudainement on entend un « Psshhhiiitttt », et on voit les buses de refroidissement asperger d’eau les différents roulements et rouages de La machine…c’est vraiment impressionnant…

Et c’est là que l’impensable arrive…la grille s’ouvre, et on m’invite à m’assoir dans l’appareil…

D’un pas « sûr » je m’avance, grimpe sur la machine, puis m’assoit au fond…

En m’asseyant, je ressens encore plus cette excitation et peur mêlées. Davantage en enfilant mes lunettes, davantage en serrant ma ceinture, et davantage en rabaissant le harnais.

Je cherche à placer mes mains, et trouve une petite barre enroulée de mousse, ce qui signifie clairement que les fous furieux qui grimpent là-dedans - car il s’agit-là en effet de fous furieux - serrent tellement fort la barre qu’ils ont dû y apposer une mousse…

Le temps d’une tape sur mon genou de mon collègue qui me lance un « allez c’est parti », puis la machine s’avance doucement, et s’arrête 5m plus loin.

L’excitation est à son comble, à ce moment-là tu ne peux plus reculer, tu ne peux plus rien faire, tout ce qu’il te reste, c’est hurler. Ce que je ne fais pas, je suis bien trop attentif au démarrage de la machine.

Et là, en une fraction de seconde, le rouage se met en route.

Sur le coup la surprise domine, puis je reviens à moi ; en effet, un accelerator, j’en ai déjà fait quelques-uns dans ma jeune vie de Coaster Fan. Néanmoins, la surprise gagne, et je crie déjà de plaisir, car une telle accélération provoque une adrénaline des plus agréables !

2 secondes plus tard, je suis déjà à 100km/h.

Et c’est là que le monde s’écroule. En effet, en lieu et place à ce moment de l’accélération, mon corps s’attends à une montée brutale du Coaster, ce que j’ai déjà ressenti maintes et maintes fois.

Sauf que cette fois-ci, la montée ne vient pas. L’accélération continue. Le cœur s’emballe, les cordes vocales de tous les habitacles vibrent, et l’accélération continue encore ! Un souffle d’air chaud soudain est projeté violemment sur mon visage, et à ce moment-là je bénis les lunettes !

Et cela continue ! Tout mon corps tremble, je crie comme si je n’avais jamais crié de ma vie, j’ai l’impression que cela ne va jamais s’arrêter, j’ai même envie que cela s’arrête ! C’est trop, beaucoup trop !!!!

Et d’un seul coup, du coin de l’œil, je m’aperçois que je suis en chute libre… je réalise que je suis entrain de ressentir ce que je suis venu chercher ici…ce pourquoi j’ai fait tant de chemin. Je ne comprends plus, je ne sais pas ce qui s’est passé. Pour être honnête, je ne sais plus où j’habite, cette sensation est indescriptible, j’imagine qu’il s’est passé à peine 5 ou 6 secondes, que j’ai déjà grimpé la montée, et que là, c’est la descente.

Je n’ai pas le luxe de davantage de réflexion, car la descente est elle-même très impressionnante. Je recouvre déjà mes esprits arrivé en bas, et là je crie de plus belle, mais un cri de joie, de bonheur pur, je réalise à quel point ce que je viens de ressentir est unique, et là je profite à fond du reste du parcours. Car après la descente, des tournants, une autre montée, des tournants, et ce à des vitesses incroyables !

Pour finir, quelques bosses qui procurent des airtimes que j’affectionne tant.

Enfin, le train s’arrête. Je regarde mon collègue, ébahi, heureux, qui m’avoue n’avoir pas tout compris.

Je saisis, je comprends, j’assimile.

C’était une expérience hors du commun, qui n’attendait que moi.

C’était Formula Rossa.

Published by Tira - - Coaster Report

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